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Béatrice Massa

Sculptrice

Béatrice Massa, sculptrice née en 1951, mêle matière et mémoire, abstraction et présence humaine. Puisant dans ses racines bretonnes et sa jeunesse passée en Afrique, elle développe au fil des ans une oeuvre atypique.

Ses sculptures en bronze, réalisées à la cire perdue puis patinées à la main, évoquent des formes familières et pourtant inédites, « objets pour vivre avec ».

Sous l’équilibre, la magie

Dans un premier texte sur Béatrice Massa en 2006 pour la galerie que tenait Marie-Claude de l’Écotais, j’avais abordé ses œuvres du point de vue du syncrétisme qui s’y manifeste : elles évoquent tour à tour ou tout à la fois figures cycladiques, étrusques, objets de culte animiste, déesses de la fécondité, hommages en modèle réduit à Moore ou Giacometti.
Quelques vingt ans après, devant un travail qui n’a cessé de se développer, mon regard s’est renouvelé et trois choses m’ont retenu.

D’abord, le mouvement dansant de beaucoup de pièces, que ce soit petites sculptures en bronze, gravures, dessins. Il y a chez Massa une qualité de mouvement qui rend joyeux sans que ce mouvement échappe ou soit, au contraire, contenu. Les œuvres sont par la force des choses statiques, bien là, immobiles, mais elles irradient un mouvement serein, heureux, sans rien qui extra-vague. C’est un mouvement vivant et reposant, même quand les postures figurées ont quelque chose d’acrobatique, comme dans les sculptures à personnages composés. Je garde à côté de mon bureau une linogravure de Massa dont le mouvement bleu m’apporte à chaque regard sérénité, évasion et présence.

Une deuxième chose m’a frappé : l’équilibre. Toutes ces sculptures reposent sur leur socle sans que l’artiste ait eu besoin de le travailler pour que ça ne bascule pas. Chaque figure a son propre équilibre. Les éléments sont graciles, déliés, mais la figure globale où ils sont réunis « se tient », sans qu’il y ait eu besoin de recourir aux pénibles effets de rééquilibrage par le socle. Ces équilibres si naturels tiennent à des symétries mais plus encore aux effets de balance entre éléments. Ils ont la même tranquillité que les mouvements serpentins et dansants dont j’ai parlé et sont dispensateurs de la même sérénité.

Troisième remarque, l’accentuation et l’audace du syncrétisme. Dans les années 2000-2010, la présence de motifs africains, que ce soit coiffures, tresses, cuillers, masques, était évidente et rappelait que Massa a passé son enfance et sa jeunesse en Afrique. Depuis quelques années, le syncrétisme s’est enrichi et compliqué et va puiser dans un mélange bien plus étonnant de traditions. L’Afrique se voit métissée de Bretagne avec Les reines noires de Bretagne, des sculptures de terre de fer émaillées où des visages et têtes sont surmontés de coiffes comme imprimées de broderies, avec ajout de perles, de coquillages, de fils, de ficelle, de branches de corail. C’est troublant et dérangeant car on ne sait pas quelle culture l’emporte, entre exotisme, cadavre exquis, masques africains ou de samouraï, broderies bretonnes. On peut ressentir comme un écart par rapport à l’équilibre et à la joie sereine dont j’ai parlé, à moins de revenir vers eux en se disant que ce n’était ni si équilibré, ni si serein et que Béatrice Massa cache bien son jeu.

Dans mon texte de 2006, je terminais avec une référence à Etienne Martin. Ce n’est pas la même monumentalité du tout mais sous la bonhommie de Martin, il y avait des profondeurs de magie et d’occultisme, et de même chez Massa sous la tranquillité.

Expositions

Depuis la fin des années 1980, l’artiste expose régulièrement, à la Galerie du Prévôt (1989, 1991), puis à la Galerie Strouk (1993, 2012) et dans d’autres galeries parisiennes avant une importante exposition au Musée de l’Éphèbe, au Cap d’Agde, en 1997. 

Parallèlement, son travail est montré dans de grands rendez-vous collectifs dès 1990 : Triennale Européenne de la Sculpture au Jardin des Plantes à Paris (1990, 1995), Foire internationale d’art contemporain de Hanovre, SAGA au Grand Palais, puis ART PARIS en 1999 et Lineart à Gand. À partir de 2006, son œuvre s’inscrit dans une collaboration suivie avec la Galerie Marie-Laure de l’Ecotais à Paris (expositions personnelles en 2006, 2008, 2010, 2014, 2016 et 2018).

Elle est aussi présente dans des lieux emblématiques comme l’Église de la Madeleine avec « Les Socles de la Création » (2009), puis le Grand Palais dans le cadre de la Cow Parade / ventes aux enchères au profit des Restos du Cœur (2015). Enfin, en 2018, de nouvelles expositions à l’Espace Lhomond (Arts Pluriels) et « Le Che à Paris » à l’Hôtel de Ville confirment sa visibilité dans les institutions majeures de la Capitale.

Commandes institutionelles et privées

– 2018 Achat d’un Bronze Collection BNP, Paris
– 2016 Sculpture monumentale “ La grande fourmi ”, collection privée
– 2014 Commande Bronze monumental : Bast collection privée

Salons et expositions collectives

– 2018 Le Che à Paris, Hôtel de ville, Paris
– 2018 Espace Lhomond Arts Pluriels, Paris
– 2015 Cow Parade (Restos du Coeur) Transhumance Paris – Deauville -Cannes, Exposition et ventes aux enchères Grand Palais, Paris

Expositions personnelles

 

– 2018 Galerie Marie laure de l’Ecotais, Paris
– 2016 Galerie Marie Laure de l’Ecotais, Paris
– 2014 Galerie Marie Laure de l’Ecotais, Paris

Béatrice Massa Artworks